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Mélanome anorectal canin:

Efficacité de l'immunothérapie APAVAC®


Agressivité des mélanomes d'origine muqueuse​


La médecine vétérinaire des petits animaux est confrontée à une fréquence croissante des tumeurs malignes (1). En particulier, l’incidence des tumeurs chez le chien dépasserait les 1 000 cas pour 100 000 chiens/année (2). Selon les auteurs, les tumeurs malignes peuvent être responsables d’environ un tiers à la moitié de la mortalité chez le chien en touchant principalement les animaux âgés (3). 

Parmi elles, le mélanome présente un large éventail de comportements biologiques en fonction de son site d'origine et de ses caractéristiques histologiques (4). 

Les mélanomes d'origine muqueuse sont aussi considérés comme les plus agressifs associés à un taux élevé de récidives locales et de métastases systémiques, ainsi qu'à des durées de survie et de non-maladie courtes (4).  

Quelles stratégies de traitement ?​


Elles sont généralement multimodales, impliquant la chirurgie, la radiothérapie et les thérapies systémiques (5) souvent associés à de faibles taux de réponse et à des effets de courte durée (6–10). 

Ainsi, le mélanome avancé est l'une des tumeurs malignes les plus réfractaires aux traitements et son traitement reste insatisfaisant. Malgré des décennies de recherche, aucun nouveau médicament n'a été recommandé pour le mélanome canin et aucun consensus sur un traitement de première ligne standard n'a encore été établi.


Globalement, la survie médiane des chiens atteints d'un mélanome oral de stade II-III réséqué chirurgicalement n'est que de 3 à 12 mois, avec un taux de survie à un an estimé à environ 20 % (7).


Publication d'un cas clinique

https://www.researchgate.net/publication/386506106_APAVAC_Immunotherapy_for_the_Adjuvant_Treatment_of_a_Canine_Mucosal_Melanoma


L’équipe de médecine vétérinaire universitaire de Teramo (11) rapporte un cas clinique d’un mélanome anorectal malin primaire d’un beagle de 11 ans, opéré pour excision de la tumeur confirmée à l’histopathologie avec la mise en évidence d’une extension du néoplasme infiltrant les tissus musculaires et fibro-adipeux sous-jacents. 

Les auteurs décrivent les résultats du traitement par vaccin APAVAC® comme seule modalité adjuvante associée à l’excision incomplète du mélanome et rapportent une survie toujours en cours à date de rédaction

  • soit, au moins 540 jours après le diagnostic 
  • sans aucun signe de récidive tumorale et/ou de progression métastatique.

Pour conclure


Avec 10 ans de recul et plus de 1200 animaux traités, sans aucune toxicité, ni effet secondaire rapportés, le vaccin thérapeutique autologue APAVAC® a largement démontré son efficacité clinique dans le traitement de nombreux cancers animaux en association ou non à la chimiothérapie.

Comme pour toutes les thérapies ciblées, la personnalisation du traitement permet d’apporter l’alternative la plus précise et efficace à chaque patient. 

 

 A noter : 

Le traitement APAVAC® permet de fixer, concentrer et vectoriser les antigènes tumoraux qui associés aux protéines du choc thermique ont pour objectif d’activer le système immunitaire spécifique de l’animal contre sa propre tumeur. 

Son mécanisme d’action s’appuie sur l’effet cytotoxique direct des lymphocytes T CD8+ mais implique aussi l’activation des lymphocytes T CD4+ auxiliaires indispensables à la stimulation continue et prolongée des cellules effectrices de la cytotoxicité à l’encontre des cellules tumorales.

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Contactez-nous par e-mail : sciences@hastim.fr ou par téléphone : 05 34 47 86 10

 

 RÉFÉRENCES

1. Grüntzig K, Graf R, Hässig M, Welle M, Meier D, Lott G, et al. The Swiss Canine Cancer Registry: a retrospective study on the occurrence of tumours in dogs in Switzerland from 1955 to 2008. J Comp Pathol. avr 2015;152(2‑3):161‑71.
2. Baioni E, Scanziani E, Vincenti MC, Leschiera M, Bozzetta E, Pezzolato M, et al. Estimating canine cancer incidence: findings from a population-based tumour registry in northwestern Italy. BMC Vet Res. 28 juin 2017;13(1):203.
3. Mizuno T. Spontaneously occurring canine cancer as a relevant animal model for developing novel treatments for human cancers. Transl Regul Sci. 2021;3(2):51‑9.
4. Smedley RC, Bongiovanni L, Bacmeister C, Clifford CA, Christensen N, Dreyfus JM, et al. Diagnosis and histopathologic prognostication of canine melanocytic neoplasms: A consensus of the Oncology-Pathology Working Group. Vet Comp Oncol. 2022;20(4):739‑51. .
5. Pazzi P, Steenkamp G, Rixon AJ. Treatment of Canine Oral Melanomas: A Critical Review of the Literature. Vet Sci. 19 avr 2022;9(5).
6. Brockley LK, Cooper MA, Bennett PF. Malignant melanoma in 63 dogs (2001-2011): the effect of carboplatin chemotherapy on survival. N Z Vet J. janv 2013;61(1):25‑31. .
7. Cancedda S, Rohrer Bley C, Aresu L, Dacasto M, Leone VF, Pizzoni S, et al. Efficacy and side effects of radiation therapy in comparison with radiation therapy and temozolomide in the treatment of measurable canine malignant  melanoma. Vet Comp Oncol. déc 2016;14(4):e146‑57.
8. Freeman KP, Hahn KA, Harris FD, King GK. Treatment of dogs with oral melanoma by hypofractionated radiation therapy and platinum-based chemotherapy (1987-1997). J Vet Intern Med. févr 2003;17(1):96‑101.
9. Hume KR, Johnson JL, Williams LE. Adverse Effects of Concurrent Carboplatin Chemotherapy and Radiation Therapy in Dogs. J Vet Intern Med. 2009;23(1):24‑30.
10. Rassnick KM, McEntee MC, Erb HN, Burke BP, Balkman CE, Flory AB, et al. Comparison of 3 Protocols for Treatment after Induction of Remission in Dogs with Lymphoma. J Vet Intern Med. 2007;21(6):1364‑73.
11. Rinaldi V, Bongiovanni L, Crisi P, Vignoli M, Peli R, Masci S, et al. APAVAC® Immunotherapy for the Adjuvant Treatment of a Canine Mucosal Melanoma. Vet Sci. déc 2024;11.

           
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